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Plan R résilience & cybersécurité

Le cyber budget quantique

Dessin humoristique « Le cyber budget quantique : à la fois validé et refusé, tant que personne ne l’a observé ».

Le cyber budget quantique

À la fois validé et refusé, tant que personne ne l’a observé.

En cybersécurité, tout le monde est d’accord : il faut plus de moyens.

Mais personne ne sait vraiment combien, pour quoi, ni surtout quand.

Et c’est ainsi que naît le budget quantique : ce budget qui existe et n’existe pas à la fois, suspendu dans un état d’indécision jusqu’à ce que le DAF ouvre la boîte… ou l’enterre.

Le budget, cet objet théorique

Dans beaucoup d’organisations, le budget cyber est comme le jus de grenade :

  • On en parle beaucoup dans les réunions santé,

  • Tout le monde dit que c’est bon pour l’organisme,

  • Mais personne n’en consomme vraiment.

On dit qu’il y a un budget.

Mais entre les lignes, on découvre qu’il a été englouti par :

  • une refonte SAP qui dure depuis Charlemagne,

  • une refacturation obscure du cloud,

  • ou un audit ISO prévu… un jour.

La physique budgétaire appliquée

Inspiré de Schrödinger, le budget cyber obéit à des lois quantiques non-newtoniennes :

État du budget Description scientifique


Superposition Il est à la fois validé et gelé, jusqu’à l’observation. Effet tunnel Le budget pour le SOC traverse miraculeusement la ligne budgétaire des RH. Décorrélation L’annonce de la direction (“priorité stratégique”) n’a aucun lien observable avec les arbitrages réels.

Les signaux faibles du budget quantique

Voici quelques indices que vous êtes dans un système budgétaire incertain :

  • “On a fait la demande, mais le COMEX a reporté la validation.”

  • “On est en train de construire un business case pour 2027.”

  • “On aura des crédits si un incident survient.”

  • “Pas de budget cette année, mais c’est prioritaire.”

Ce dernier, en particulier, devrait déclencher immédiatement une alerte au SIEM émotionnel.

Résilience low-cost, menace high-end

À budget variable, posture variable.

La direction rêve de cyber-résilience intergalactique, avec un budget digne d’un abonnement Freemium.

Or, dans l’univers réel :

  • La protection des SI critiques coûte plus qu’un tableau Excel.

  • Le M365 E5 ne protège pas de l’absurde.

  • Et un cyberincident majeur coûte 30 fois le budget refusé.

Morale pour décideurs pressés

Tant que le budget cyber n’est pas voté, il est à la fois stratégique et inexistant.

Et tant qu’il n’est pas utilisé à bon escient, il est à la fois gaspillé et insuffisant.